12/10/2009

  



Introduction sur la ville de Mexico

     Mexico...une des villes les plus grandes du monde, l´une des plus polluées, l´une des plus dangereuses. Voila ce qui vient à l´esprit de la plupart des gens lorsque l´on évoque la capitale du Mexique.
    Qu´en est-il exactement ? Mexico est une ville pleine de charme, envoutante, irréaliste...pleine de contrastes.

     La capitale mexicaine est une mégalopole située à 2300 mètres d´altitude. La première chose qui frappe lorsque l´on arrive à Mexico, c´est la vue imprenable que l´on a sur les volcans Popocateptl et Iztaccihuatl (surtout depuis le sud de la ville) et les montagnes alentours. En effet la ville est encastrée dans un massif montagneux, soit dit en passant c´est la raison pour laquelle la pollution a une légère tendance à rester au-dessus de la ville.
L´autre particularité de la capitale, c´est qu´elle a été construite sur les ruines de la capitale aztèque, Tenochtitlan. Il en résulte que le sous-sol de la capitale mexicaine est un vrai gruyère, et surtout que jusqu´au jour d´ aujourd'hui, les ruines aztèques refont apparition.

    L´un des exemples les plus notoires est le Templo Mayor (temple aztèque) trouvé juste a coté du Zocalo et de la cathédrale espagnole. Une vision surréaliste !
   Le centre historique de Mexico date du XVIe siècle et a donc été construit par les espagnols. Il a été parfaitement conservé et est donc l´une des principales attractions de la ville, d´autant plus que comme dit précédemment, il y existe également quelques vestiges aztèques.


POURQUOI L´HISTOIRE DE MEXICO EST-ELLE SI IMPORTANTE ?

L´histoire n´intéresse pas spécialement tout le monde, cependant celle de Mexico est très particulière et il est important de la connaitre un minimum pour comprendre la capitale mexicaine telle qu´elle est aujourd´hui.

Comme je vous l´ai dit précédemment, la ville de Mexico a été construite à 2300 mètres d´altitude, au sein de montagnes, et pour combler le tout sur un lac (lac de Texcoco). On peut se demander pourquoi car les conditions n´étaient franchement pas les meilleures pour construire une capitale en ce lieu. La réponse est simple et on va la chercher directement dans l´histoire des aztèques.


MEXICO S´APPELAIT TENOCHTITLAN AU TEMPS DES AZTEQUES



En effet, ce sont les aztèques (appelés mexicas a cette époque) qui construisirent la ville a cet endroit (1325 ap JC). Alors qu´ils chassaient dans cette région, ils y virent un symbole qu´ils cherchaient depuis bien longtemps: un aigle, posé sur un cactus, en train de dévorer un serpent (au passage c´est également l´explication du drapeau mexicain). Les aztèques fondèrent donc leur capitale la ou ils avaient vu le fameux aigle. Ils nommèrent leur capitale Tenochtitlan. Une ville flottante, énorme, propre, hautement décorée. La capitale aztèque comptait bon nombre de temples et pyramides et surtout dominait toute la région.
Le détail qui nous intéresse survient au XVIe siècle, avec la chute de Tenochtitlan aux mains des espagnols de Cortez (1521 ap JC). Ce dernier fit enterrer toute la capitale aztèque et ordonna de construire une nouvelle ville par-dessus: la ville de Mexico telle qu´on la connait.


MEXICO VERSION ESPAGNOLE

La ville de Mexico telle qu´on la connait a donc été entièrement reconstruite par les espagnols sur les ruines de Tenochtitlan, en 1522 ap JC. Le "Palacio Nacional" et la Cathédrale ont été construits au dessus du "Templo Mayor" (Palais de Moctezuma, dernier Empereur aztèque).
Les conséquences: en premier lieu il est évidemment impossible d´accéder aux ruines de Tenochtitlan et c´est franchement dommage. Le second problème, et il est de taille, c est que le sous-sol de Mexico est "mou" (Tenochtitlan fut construite sur un lac, et Mexico par dessus le tout). Rappelons que la capitale mexicaine se situe en zone sismique, vous comprenez maintenant pourquoi la Cathédrale a un air penché, ainsi que certains bâtiments du centre-ville ).


Partons en visite :

Poste Centrale / Palacio de Correos 




Le Palais de la Poste (Palacio de Correos) est un magnifique édifice qui se situe en plein coeur du Centre Historique de México, à deux pas de laTour Latinoaméricaine et en face du Palais deBellas Artes au bout du parc de la Alameda Central. Il est connu également sous le nom de "Quinta Casa de Correos" étant le cinquième siège de la Poste mexicaine.

L'édifice est assez éclectique puisqu'il propose un éventail de styles, plateresque, gothique, mauresque, baroque et renaissance, ainsi que deux façades différentes de pierre blanche de Pachuca donnant sur la Avenida Lazaro Cardenas y Eje Central et la Calle Tacuba. Cette profusion de style ne nuit cependant pas à l'harmonie du bâtiment qui fut édifié au début du 20ème siècle et inauguré le 17 février 1907 par le président Porfirio Diaz.

Le Palacio de Correos fut construit sur l'emplacement d'un ancien hôpital (Hospital de Terceros) dont l'édification commença en 1750. C'était un hôpital géré par les prêtres franciscains qui souhaitaient venir en aide à la population la plus démunie de México. Mais à la suite de la Ley de Reformas (Lois de Réformes) les franciscains en perdirent la propriété et le bâtiment fut démoli pour y construire le Palacio de Correos.

Le Palais de la Poste fut donc construit par l'architecte italien Adamo Boan qui réalisa également le Palais de Bellas Artes, suivant la mode architecturale européenne que l'on retrouve dans la plupart des grandes capitales d'Amérique Latine. L'immeuble possède quatre étage et l'intérieur peut faire penser aux palais vénitiens avec ses larges salons décorés avec des fresques de Bartolomé Gallotí. En dessous de la grande verrière on est assez impressionné par le faste de la décoration intérieure du palais avec ses marbres colorés, ses belles colonnes et son immense escalier ou ses guichets forgés en bronze doré et que l'on fait venir de Florence en Italie.

Le Palacio de Correos fonctionne encore aujourd'hui comme le siège de la Poste Centrale de México. C'est donc dans un très bel édifice que vous irez envoyer vos cartes postales à vos amis, retirer votre courrier en Poste Restante ou expédier des colis de vos achats faits sur les marchés artisanaux de Mexico.

Horaires d'ouverture : de 09h00 à 17h00


Palacio de Bellas Artes

   Le Palais des Beaux Arts de Mexico, Palacio de Bellas Artes, est un superbe édifice qui se situe dans le Centre Historique de la capitale mexicaine, à l'est de la Alameda Central.

     Inscrit au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO en 1987, le Palais de Bellas Artes abrite deux musées : Le Musée du Palais des Beaux Arts et le Musée National d'Architecture. Il présente des oeuvres remarquables des grands muralistes mexicains que sont entre autres José Clemente Orozco, David Alfaro Siqueiros et Diego Rivera, ce dernier ayant peint les fresques du Palais National.

La construction du Palais fut ordonnée par le président Porfirio Diaz en 1904 pour remplacer l'ancien Théâtre National. Le projet fut confié à l'architecte Adamo Boari qui lui donna ce style Art Deco très à la mode à cette époque. La façade est faite de marbre blanc tandis que des marbres de différents tons furent utilisés pour l'intérieur. L'édifice de 7 étages mesure 52 mètres de haut et possède un parking souterrain.

La construction du Palais de Bellas Artes ne se fit pas sans difficultés. En 1907 on se rendit compte que la zone était instable, l'ancienne Tenochtitlan se trouvant en effet sur un secteur marécageux. Les conflits qui éclatèrent en 1910 retardèrent sa construction et ce n'est qu'en 1931 que l'architecte Federico Mariscal put reprendre son édification. Le Palais fut finalement inauguré le 29 septembre 1934 par le président Abelardo Rodriguez.

Le Palais de Bellas Artes dispose de plusieurs scènes et différentes salles d'exposition. La salle principale peut accueillir près de 2 000 spectateurs et possède une scène de 24 mètres de long. Sur le grand rideau de la salle sont représentés les volcans Popocatepetl et Iztazihuatl que l'on peut voir à quelques kilomètres de Mexico.
Cathédrale de mexico

Les vice-rois financèrent durant deux cent cinquante ans l'édification de la cathédrale, la plus grande église d'Amérique latine. Elle fût construite sous les ordres deHernán Cortés, puis rasée et remplacée par l’actuel édifice, achevée en 1813. Deux clochers du XVIIIème siècle dominent la façade baroque.
Il faut noter la présence de 5 maîtres-autels et de quatorze chapelles. Une lumière ténébreuse, filtrée par les petits vitraux, illumine le fabuleux Altar de los Reyes (autel des Rois), un retable de bois doré churrigueresque, dont la réalisation demanda quasiment vingt ans. Gigantesque, surchargé, il représente sur deux registres l'Assomption de la Vierge et l'Adoration des Mages. Colonnes, moulures, angelots, personnages et motifs végétaux entremêlent leurs mouvements, leurs dorures et leurs vibrants coloris dans une folie baroque. Il fut construit pour l’usage des souverains espagnols qui ne vinrent jamais. Peut-être l’Altar du Pardon, à l’extrémité de la nef, fut-il construit pour leur pardonner. Cet autel (altar) possède de magnifiques orgues.


L’immense façade baroque de la cathédrale, flanquée de trois portails, fut décorée de sculptures de l'Espagnol Manuel Tolsa représentant les trois vertus théologales : la Foi, l’Espérance et la Charité. Elle est surmontée de deux clochers et de tours de la fin du XVIIIème siècle dessinées par le Mexicain José Damián Ortiz de Castro. Une impression d'élégance se dégage des trois nefs peu éclairées par les vitraux contemporains. Elles s'étendent sur une longueur de plus de 100 m avec une largeur de plus de 45 m. Au centre, le choeur est isolé par de superbes grilles forgées au XVIIIème siècle. 
On a pu noter de grosses réparations engagées pour la rénovation de la cathédrale qui ne sont pas encore terminées, du fait qu'elle s'affaissait de 8 cm par an et que sa façade avait besoin d'une cure de jouvence. Certaines oeuvres sacrées à l'intérieur ont été également rénovées. Bel effort tant du gouvernement que d'entreprises privées et de généreux donateurs ! En date de juillet 2009, une seule des deux tours est en cours de restauration.



Palacio nacional 

Le Palais National, a été érigé lors du séjour de Hernan Cortez. Il a été construit au même endroit que le palais de Moctezuma. C est un beau bâtiment colonial qui abrite de nombreux bureaux du gouvernement. Mais ce qui en fait un lieu à visiter ce sont les belles peintures murales de Diego Rivera situées au premier étage. Elles nous racontent toute l\'histoire du Mexique: les origines aztèques, le colonialisme espagnol, l ère de l indépendance et aujourd hui. L entrée est libre, car c est \"la maison du peuple». Il est intéressant de regarder les détails de l énorme fresque murale, chacun des personnages et chaque scènes semblent présenter une histoire intime.




   Le Palais National de la ville de Mexico est un des édifices historiques qui, avec leTemplo Mayor et la Cathédrale coloniale, forment la grande place du Zócalo au Centre de Mexico City.



Avec ses balcons et ses immenses fenêtres rouges, ce bâtiment colonial, construit sur le site de l'ancien palais des rois aztèques a longtemps été le centre du pouvoir au Mexique.
Sa visite ne vous prendra qu'une petite heure, mais vous permettra de comprendre de nombreux aspects de l'histoire et de la vie politique du Mexique ancien et contemporain.

Laviepolitiquedu«PalacioNacional»

La cour intérieure du Palais avec ses arcades sur 3 étages et sa fontaine au centre est représentative des palais espagnols du centre-ville de Mexico(même si l'édifice a été très remanié au cours des siècles).
Il a été occupé par de nombreux hommes politiques mexicains, pêle-mêle Moctezuma, Cortès, qui y construisit sa demeure personnelle, les vice-rois d'Espagne et... le fameux Benito Juarez, qui y est mort en 1872.
Vous pourrez ainsi visiter les appartements de la famille Juarez, où chaque objet a été religieusement gardé.
Si vous ne vous en êtes toujours pas rendu compte par les statues, les noms de rue, de places ou d'aéroports, cette visite est très importante pour comprendre le culte de la personnalité développé autour de Benito Juarez, fondateur du Mexique contemporain, démocratique et égalitaire.



En vous baladant dans les étages, vous traverserez aussi la 1ère chambre des députés de la République mexicaine et vous apercevrez la « cloche de Dolores », cloche historique avec laquelle Miguel Hidalgo sonna l'indépendance du Mexique en 1810.
Enfin offrez vous surtout un petit passage par les jardins du palais qui ont été réaménagés depuis peu. Plusieurs compositions réalisées avec des fleurs, des cactus et des arbres de chaque région du Mexique sont installées dans la cour 


Cet épisode est toujours commémoré chaque année lors du fameux « grito » de la fête nationale mexicaine tous les 16 septembre.






Templo mayor












Le Templo Mayor (« Grand Temple » en espagnol), était le nom de la grande pyramide à degrés de Tenochtitlan, la capitale des Aztèques, ainsi que, par synecdoque, du centre cérémoniel dans lequel elle se situaits 1 (également appelé Recinto sagrado en espagnol, c'est-à-dire « Enceinte sacrée »). Après la conquête espagnole, au xvie siècle, le Templo Mayor fut détruit et son emplacement exact fut oublié, suite aux multiples chantiers de construction de la ville moderne, Mexico, jusqu'à ce que des fouilles archéologiques en mettent au jour les fondations à partir de 1978. Pour exhumer le site du Grand Temple, les archéologues ont fait raser des immeubles, des magasins et coupé une artère de la capitale mexicaine. Des fouilles ont mis en évidence treize phases de construction, étalées entre 1375 et 1519, notamment celle du double escalier de la pyramide, haute de 45 mètres.
Le Templo Mayor ne nous a longtemps été connu que par les témoignages des chroniqueurs du xvie siècle (en particulier Bernal Díaz del Castillo et Bernardino de Sahagún).
Après la conquête espagnole, le temple avait été littéralement oblitéré par la ville coloniale et l'on avait oublié jusqu'à son emplacement exact.
Les premières découvertes furent celles des monolithes de Coatlicue, en 1790, et de la Piedra del Sol en 17911. Leopoldo Batres dirige les premières fouilles archéologiques en 1900 et vers 1913 Manuel Gamio trouve l'angle sud-ouest du Templo Mayor1.
Ce n'est que le 21 février 1978 que des ouvriers faisant des travaux pour la Companía de Luz y Fuerza ont mis au jour un disque de pierre, de 3,10 mètres, sur lequel était sculpté le corps démembré de la déesse Coyolxauhqui2, déesse des Ténèbres. L'INAH (Institut National d'Anthropologie et d'Histoire) transforma alors son projet de création d'un musée de Tenochtitlan en un programme de fouilles de grande envergure, le Programme Templo Mayor, qui, sous la coordination d'Eduardo Matos Moctezuma, permit d'excaver les ruines monumentales du Templo Mayor qui mesure 80X90m3.
Le Museo del Templo Mayor fut inauguré le 12 octobre 1987 dans le centre historique de Mexico pour exposer les résultats de ces travaux archéologiques. En mai 1992 est créé le programme d'archéologie urbaine 
Le Templo Mayor se situait au nord de la place centrale de Tenochtitlan, qui coïncidait à peu près avec l'actuel Zócalo de Mexicos 2.
Ce centre religieux était fortifié par une enceinte crénelée de têtes de serpents (Coatepantli, « muraille de serpents ») de 300 mètres de large sur 400 de long, qui longeait le nord de la place centrale et le flanc du palais de l'empereur (actuelle rue de la Moneda) et dont les portes étaient protégées par une garnison d'élite

Édifices

D'après Soustelle, la chronique la plus crédible est celle de Cortés, qui indique que le centre cérémoniel du Templo Mayor comportait une quarantaine de bâtiments publics


La grande pyramide

La grande pyramide (huey teocalli), à l'ouest, était dédiée à Huitzilopochtli et Tlaloc.
Huitzilopochtli étant le dieu tribal originel des Mexicas, ce temple avait une importance fondamentale aux yeux des souverains et du peuple aztèques.

Construction

Les fouilles ont révélé qu'il y avait eu sept étapes4 dans la construction de l'édifice, chaque bâtiment venant se superposer au précédent. Découverte conforme à ce que l'on sait de la coutume des peuples mésoaméricains d'élever leurs nouveaux sanctuaires sur des édifices antérieurs. Les Aztèques avaient procédé comme le faisaient les Mayas de l'Époque classique, à la grande joie des archéologues qui ont pu reconstituer l'histoire du temple.
§                     La première phase, qui pourrait correspondre à la fondation mythique de Tenochtitlan en 1325, ne nous est pas accessible à cause du niveau de la nappe phréatique à Mexico
§                     La deuxième phase, par contre, a été presque entièrement conservée et corrobore, en plus petit, les descriptions du Templo Mayor par lesConquistadors en 1521. Au sommet de l'édifice se trouvent deux sanctuaires, l'un consacré à Tlaloc, l'autre à Huitzilopochtli. Devant le sanctuaire de Tlaloc, on peut encore voir un Chac Mool qui a conservé ses couleurs d'origine. Face à celui d'Huitzilopochtli, moins bien conservé, se dresse la pierre de sacrifice. À l'intérieur se trouve un petit autel qui devait porter la statue du dieu. On y a retrouvé un glyphe « 2 Lapin », qui correspondrait à l'année 1390
§                     S'il reste peu de choses de la troisième phase, elle mérite d'être mentionnée, parce qu'on y a retrouvé une série de statues, qui pourraient représenter les Centzon Huitznaua, ainsi qu'une date « 4 roseau », sans doute 1431, ce qui correspond au règne d'Itzcoatl.
§                     De la phase IV subsistent des éléments spectaculaires : de grands braseros qui portent le visage de Tlaloc du côté de son sanctuaire, d'autres qui portent un nœud, symbole d'Huitzilopochtli, du côté opposé. D'une phase IVb, correspondant à un agrandissement de la seule façade principale, datent des têtes monumentales de serpent, ainsi que le bas-relief représentant le corps démembré de Coyolxauhqui, dont la découverte fut, rappelons-le, à l'origine des fouilles. La phase IV serait contemporaine des empereurs Moctezuma Ier et Axayacatl.
§                     De la phase V il ne subsiste quasi rien.
§                     De la phase VI, qui daterait de l'empereur Ahuitzotl, subsistent des constructions annexes: trois petits bâtiments au nord, appelés temples A, B et C, dont l'un, le temple B comporte un tzompantli, ainsi qu'un ensemble appelé « enceinte des chevaliers-aigles ». Au sud se trouve un bâtiment appelé le « temple rouge ».
§                     Comme nous l'avons dit, il ne subsiste quasiment rien de la phase VII, excepté une partie du dallage.
La chronologie du Templo Mayor pose néanmoins encore des problèmes, car il subsiste des contradictions entre ce que nous apprend l'archéologie et les sources écrites, c'est-à-dire les nombreux codex du xvie siècle, qui parlent de l'achèvement définitif et de l'inauguration du Templo Mayor sous Ahuitzotl.
Ainsi, Soustelle indique que la première pyramide de grande taille fut érigée sous Moctezuma Ier, grâce au soutien, pendant deux ans, de plusieurs cités voisines, le temple au sommet de cette pyramide étant inauguré en 1455 après la victoire sur les Huaxtèques, et qu'elle fut ensuite agrandie principalement sous le règne de Tizoc, puis inaugurée sous sa forme finale en 1487, un an après la mort de cet empereur.

Le temple de Quetzalcoatl

Le temple rond de Quetzalcoatl se situait au centre de l'enceinte sacrée, en face de l'escalier principal de la grande pyramide et dans l'axe du jeu de paume.

Les autres lieux de cultes[modifier]

§                     Le temple de Tezcatlipoca (pyramide bordant la muraille du sud de l'enceinte, face au palais impérial d'Auitzotl).
§                     Le temple du soleil (au sud-ouest, face au palais d'Axayacatl).
§                     Le temple du serpent (coateocalli) et celui de Ciuacoatl (au nord-ouest).
§                     Les monastères (calmecac) rattachés à chaque temple.
§                     Une multitude de lieux de prière et de sacrifice.
§                     De nombreuses sources et des bassins rituels.
§                     Le terrain du jeu de balle (tlachtli).

Les bâtiments profanes

§                     Le palais impérial d'Auitzotl (en face du temple de Tezcatlipoca).
§                     Le palais d'Axayacatl.
§                     Des arsenaux (tlacochcalco, « maison des javelines »).
§                     Le mecatlan (école et salle de répétition des musiciens cérémoniels).

Interprétation


L'interprétation de ce sanctuaire n'est possible qu'à la lumière des conceptions religieuses mésoaméricaines en général et de celles des Aztèques en particulier.
Dans la cosmographie mésoaméricaine, le monde est un carré divisé en quatre quartiers, correspondant aux points cardinaux, avec un centre qui est le pivot de l'univers (un « axis mundi ») et met en contact verticalement la terre avec les différents niveaux du monde souterrain et des cieux. Cette conception est illustrée par la première page du Codex Fejérváry-Mayer. Symboliquement, Tenochtitlán, avec ses quatre quartiers, est une image du monde, et le Templo Mayor, à l'intersection des quatre quartiers en est le centre7. Cette vision est illustrée encore plus explicitement par la première page du Codex Mendoza qui représente symboliquement Tenochtitlan. Au centre de l'image, l'aigle représente à la fois Huitzilopochtli et son sanctuaire. Les deux sanctuaires au sommet correspondraient au dernier niveau des cieux aztèques ; l'« Omeyocan » (c'est-à-dire l'« endroit de la dualité »).
Certaines caractéristiques du bâtiment sont associées au mythe spécifiquement aztèque de la naissance de leur dieu tribal, Huitzilopochtli, sur une montagne appelée « Coatepec7 » (en nahuatl la « montagne des serpents »). Dans ce mythe, la grossesse miraculeuse de Coatlicueindispose sa fille Coyolxauhqui et ses quatre cents fils, les Centzon Huitznahua. Ils décident de tuer leur mère, lorsqu'elle accouchera au sommet du Coatepec, mais Huitzilopochtli sort tout armé du ventre de sa mère, tue sa sœur, la démembre et précipite les morceaux au bas de la montagne. Ensuite il poursuit ses frères et les extermine. Le sanctuaire d'Huitzilopochtli au sud du Templo Mayor symbolise le Coatepec. On comprend parfaitement de cette manière la présence au bas de l'escalier qui y mène de la fameuse sculpture représentantCoyolxauhqui démembrée. Lorsqu'une victime est immolée au sommet du temple et que son corps est précipité vers le bas, c'est cet épisode du mythe qui est répété symboliquement.
Par ailleurs, le Templo Mayor traduit la soif de légitimité des Aztèques: certains auteurs pensent8 que les derniers arrivants dans la vallée de Mexico souffraient d'un « complexe d'infériorité » et voulaient se poser en successeurs des grandes civilisations mésoaméricaines, dont les ruines se trouvaient encore sous leurs yeux: Teotihuacan et les Toltèques, que ce soit sous la forme d'offrandes enterrées sous le Templo Mayor (masques de Teotihuacan) ou l'imitation consciente de détails architecturaux : (talud-tablero de Teotihuacan ou chac mool de Tula).
Comme nous l'avons dit plus haut, le Templo Mayor était une pyramide double, avec un double escalier et deux sanctuaires à son sommet, l'un consacré à Huitzilopochtli, l'autre à Tlaloc. Selon Ester Pasztory, cette forme architecturale, présente en d'autres endroits, permettait aux Aztèques d'associer leur dieu tribal Huitzilopochtli à la principale divinité locale9. A Tenochtitlan, capitale de l'empire, c'est à la grande divinité panmésoaméricaine Tlaloc qu'on associe Huitzilopochtli. Dans ce binôme riche en symbolique certains voient l'association de la petite tribu nomade arrivée récemment dans la vallée de Mexico avec les vieilles populations sédentaires du Plateau central. L'archéologue mexicain Matos Moctezuma y voit l'expression sacralisée de deux fonctions économiques : Huitzilopochtli préside à la guerre qui permet d'obtenir le tribut des vaincus, tandis que Tlaloc préside aux activités agricoles. On peut aussi y voir l'association du Nord aride représenté par Huitzilopochtli et de l'Est humide et aquatique représenté par Tlaloc. Aucune de ces associations n'est d'ailleurs exclusive des autres.
Le Templo Mayor était le lieu par excellence du sacrifice humain sous sa forme la plus courante : la cardiectomie. Le mythe aztèque du Cinquième Soleil offre la clé de cette pratique : dans un univers instable qui dépend de la marche du soleil, et qui serait détruit si celui-ci s'arrêtait, les hommes se doivent d'imiter les dieux qui se sont sacrifiés à Teotihuacan pour que le soleil se mette en mouvement. Si le sacrifice humain a toujours existé en Mésoamérique, on peut se demander pourquoi il a pris un caractère tellement massif chez les Aztèques : selon les chroniqueurs, entre 3 000 et 84 000 personnes furent sacrifiés sur les quatre jours que dura la reconsécration du Templo Mayor par Ahuitzotl en 1487 - des chiffres qui ont d'ailleurs paru tellement élevés à certains auteurs qu'ils contestent la possibilité matérielle de tuer autant de personnes en aussi peu de temps. Une des théories les plus répandues pour expliquer ces hécatombes est qu'un tournant idéologique a eu lieu lors d'une gigantesque famine vers 1450 : on attribue à Tlacaelel l'idée qu'elle aurait été due à la colère des dieux parce qu'on ne leur fournissait pas assez de sang humain, que les Aztèques désignaient par une métaphore : « Chalchiuatl » (« eau précieuse »). Pour assurer l'approvisionnement régulier du soleil en victimes, on aurait inventé l'institution de la « guerre fleurie », une forme de guerre rituelle, où l'on s'efforce non pas de tuer mais de capturer les guerriers adverses pour les sacrifier. Par ailleurs, l'empire aztèque étant lui-même un édifice instable, perpétuellement agité par les révoltes des cités tributaires, la répression de celles-ci donnait lieu également au sacrifice d'une partie de la population révoltée.

Découvertes récentes

À l'occasion de la démolition de deux immeubles situés à proximité immédiate du Templo Mayor, au nord de l'édifice, on a mis au jour en 2006 le plus grand monolithe aztèque connu. L'archéologue Leonardo López Luján a identifié cette sculpture colossale comme étant la divinité Tlaltecuhtli12, sous sa forme féminine. En dégageant le monolithe, on a découvert treize offrandes comportant d'exceptionnels objets en or. Comme on sait par les chroniqueurs du XVIe siècle que trois empereurs aztèques - Axayacatl, Tizoc et Ahuitzotl ont été incinérés et leurs cendres enterrées à cet endroit, cette découverte a suscité des attentes qui demandent à être confirmées


Basilique de Guadalupe





L'HISTOIRE:

Du 9 au 12 décembre 1531, la Vierge apparaît quatre fois à Juan Diego, un Aztèque de 57 ans, sur la colline de Tepeyac, près de la ville de Mexico.

Lors de la première apparition, la Vierge Marie parle à Juan Diego avec la tendresse d’une mère. « Mon fils, Juanito, que j’aime tendrement comme un enfant petit et délicat... » Elle lui demande de construire un petit temple sur la colline de Tepeyac avec l’autorisation de l’évêque de Mexico pour que tous ses enfants viennent à elle.
La journée même, Juan Diego s’entretient une première fois avec son évêque, Mgr Zumarraga, après huit heures d’attente, mais il doute gavé de la parole de cet Aztèque.
Le soir même, Juan retourne sur la colline où la Vierge lui apparaît une deuxième fois. Elle lui renouvelle sa demande, et Juan lui demande un signe afin que l’évêque croie.
Juan retourne chez l’évêque le 10 décembre. Il lui explique plus intégralement les apparitions. L’évêque commence personnellement à le croire, mais il demande un signe incontestable pour rendre publique ces venues de la Vierge.
En revenant dans son village, la sainte Vierge lui apparait une troisième fois sur la colline de Tepeyac en le remerciant pour son obéissance et pour son zèle. Elle lui promet de lui donner un signe le lendemain.
Son oncle étant très malade, Juan ne peut se rendre sur la colline le lendemain. Le 12 décembre, son oncle lui demande d’aller chercher rapidement un prêtre à Mexico. Il doit passer par la colline pour y aller, mais décide de la contourner pour ne pas être ralenti par une apparition de la Vierge.
C’est alors qu’il la voit qui descend la colline à sa rencontre. Juan est troublé mais la Vierge lui dit de ne pas s’affliger et que son oncle guérit à l’instant même.
Comme signe miraculeux, la Vierge Marie fait pousser des roses de Castille sur la colline et lui demande de les cueillir. « Toutes ces fleurs seront le signe que tu porteras à l’évêque... », lui dit-elle !

Tout un signe...même deux !

Juan conserva les roses dans son tilma, puis alla voir l’évêque. Lorsqu’il déplia son tilma devant l’évêque, l’image miraculeuse de la Vierge était imprimée sur le tissu. Tous tombent à genou pour contempler cette image venant du ciel. *Encore aujourd’hui, on peut contempler cette image à Mexico !

La parfaite Vierge, Sainte Marie de Guadalupe

Juan revoit son oncle maintenant guéri. Celui-ci lui annonce avoir vu la même Dame au moment précis de sa guérison. La Vierge lui demanda d’être appelée « La parfaite Vierge, Sainte Marie de Guadalupe »
Origine de ce vocable : Le sanctuaire de Guadalupe en Espagne, l’un des plus vieux du monde catholique, était un lieu de pèlerinage très populaire durant les années de conquête. Christophe Colomb y pria avant de s’embarquer pour l’Amérique et nomma une île des Antilles « Guadeloupe ».
Des yeux incroyables !
Ce fait est déjà extraordinaire, mais le plus extraordinaire c’est qu’en 1929, Alfonso Marcue, le photographe officiel de l’ancienne Basilique de Guadalupe à Mexico, découvre ce qui ressemble au reflet de l’image claire d’un homme barbu dans l’œil droit de la Vierge, d'autres analyses scientifiques antérieures plus poussées suivent ensuite pour analyser minutieusement les yeux et le reste de la Vierge. Voyez pour cela le dossier sur les analyseshttp://ovni007.com/guadalupe_analyses












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